Drone Racing

Qu’est-ce que le drone racing ?

Le drone racing consiste à réaliser des courses de vitesse avec des drones. Cette discipline est également appelée FPV Racing (FPV pour « First Person View»). De même, le terme FPV Low Riding est souvent utilisé.

Plus précisément, Le règlement international de FPV Racing, établi par la Fédération Aéronautique Internationale (FAI), a défini le FPV Racing. Il est question de courses de vol en immersion sur un circuit entre plusieurs aéromodèles de type multirotor radiocommandé. Le terme multirotor fait référence à un aéromodèle radiocommandé à voilure tournante. Par ailleurs, cet aéromodèle radiocommandé être composé d’au moins trois dispositifs de propulsion avec hélice.

Le drone racing met en compétition divers pilotes qui doivent parcourir un circuit à toute vitesse. Ils sont obligés de franchir des points de passage exigés : les « gates » (portes) et les obstacles. A cet égard, le parcours doit contenir entre 3 et 5 « gates » et peut contenir divers obstacles à franchir ou à éviter. Le circuit de course doit avoir une longueur minimale de 250 mètres en champ libre. La longueur minimale est ramenée à 80 mètres en vol d’intérieur (indoor) ou dans un bois.

Il convient de préciser que le mot « drone » caractérise d’avantage un appareil militaire. Cependant, la dénomination est entrée dans le langage courant pour définir les multirotors utilisés à des fins de loisir. A l’inverse du multirotor, il existe les voilures fixes. Néanmoins, ce type de drone est beaucoup moins répandu et n’est pas utilisé dans le cadre du FPV Racing.

Ainsi, pour la pratique du drone racing, chaque drone ou multirotor est dirigé par un pilote. Équipé d’une paire de lunettes FPV, d’un casque ou d’un écran de contrôle, le compétiteur pilote son drone à partir de l’image de la caméra embarquée qui lui est transmise en temps réel. Une personne appelée “un aide” assiste le compétiteur. Son rôle est de garder le drone en vue directe conformément à la réglementation en vigueur.

Outre les courses de drone, le FPV racing propose aussi une autre activité : le FPV freestyle. Il s’agit de réaliser des vols composés d’enchaînements de figures acrobatiques, en ayant recours à des obstacles présents sur un terrain naturel ou construit.

L’évolution fulgurante du drone racing

Combinaison d’aéromodélisme et de jeu vidéo, le drone racing est né en 2013, en France. Initialement, les courses étaient organisées dans les bois et s’inspiraient fortement des courses de pods dans le film « Star Wars : la menace fantôme ». Le club d’aéromodélisme Airgonay a publié des vidéos, ce qui a permis une forte médiatisation de ce genre de course fantastique.

Cette discipline assez récente a connu un essor exceptionnel tant en France qu’à l’étranger. Par conséquent, des institutions ont été créées comme la Ligue de Drone Racing (LDR) ou l’European Rotor Sport Association (ERSA). Une réglementation a dû être élaborée pour encadrer les compétitions nationales et internationales : le règlement international de FPV Racing, établi par la FAI (Fédération Aéronautique Internationale).

En définitive, toutes ces étapes ont contribué à la reconnaissance du Drone Racing en tant que sport. La FFAM (Fédération Française d’Aéromodélisme) qualifie même le FPV Racing comme « la F1 de la voilure tournante ».

Les drones racer

Les drones racer sont les drones configurés et spécialement conçus pour la vitesse, et par conséquent, pour la pratique du drone racing.

Le type de drone racer le plus répandu est le « quadrirotor », appelé aussi « quadricoptère » en raison des quatre dispositifs de propulsion avec hélice qui le constituent.

Les drones racer se distinguent des drones de loisir ou professionnels lesquels sont plutôt destinés à la ballade et à la prise de vue aérienne.

Les drones racer sont souvent petits et compacts pour gagner en vitesse. En règle générale, les compétiteurs utilisent surtout des drones en taille 5 pouces pour les vols en intérieur. Et ils adoptent plutôt des multirotors en taille 3 pouces pour les vols en intérieur.

Que ce soit pour les courses organisées en intérieur ou extérieur, les caractéristiques suivantes doivent être respectées : la masse totale du drone racer avec batterie ne doit pas excéder 1 kg ; La distance entre les axes des moteurs ne doit pas dépasser 330 mm ; Seuls les moteurs électriques d’une tension maximum de 17 volts (4S) sont autorisés ; Le diamètre maximum des hélices est de 6 pouces, soit 15,2 cm ; Aucune système de protection des hélices n’est autorisé.

En définitive, ces caractéristiques laissent beaucoup de liberté dans la conception d’un drone racer.

Les drones racer doivent allier rapidité, réactivité, vitesse, puissance et maniabilité. Pour accroître leurs performances, les pilotes les équipent de matériaux relativement légers et utilisent les dernières technologies électroniques.

Le FPV Racing procure aux pilotes des sensations incroyables. Grâce à la technologie du FPV, ils sont totalement immergés et ont l’impression d’être à bord du drone.

Le FPV Racing implique un pilotage sportif. En conséquence, les pilotes doivent posséder un excellent sens de l’orientation dans l’espace. Ils doivent également combiner précision, technique, adresse, réflexe et concentration.

Les institutions du Drone Racing

  • La FFAM (Fédération Française d’Aéromodélisme) qui organise le Championnat de France de FPV Racing. En 2018, la FFAM a créé en son sein un organe permanent dédié aux activités de compétition de FPV, la Ligue de Drone Racing (LDR).
  • L’ERSA (European Rotor Sport Association) a obtenu l’autorisation de la FAI pour organiser et gérer des évènements de FPV Racing au niveau européen.
  • La FAI (Fédération Aéronautique Internationale) réglemente toutes les compétitions du domaine aéronautique.
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